73 % des salariés jugent leur entreprise éthique

73% des salariés pensent que leurs entreprises agissent avec éthique selon un baromètre réalisé par Occurrence.
Les dimensions ESG/CSRD sont des composantes que Blueboard a eu l’occasion de détailler au sein de son Observatoire des compétences qui regroupe l’ensemble des compétences des administrateurs adhérents à Blueboard. Nous notions déjà que la RSE faisait partie du Top 4 des compétences techniques effectives parmi les profils (avec une sur-représentation dans la population des administratrices) et que l’éthique (et l'intégrité) se positionnaient dans le Top 2 des compétences dites « soft ». Le baromètre réalisé par Occurrence accrédite ainsi la nécessité d’une prise de conscience collective de ces questions au plus haut niveau de l’entreprise.
Lecture Blueboard sous l'angle du Conseil d'administration - 24/05/2025
Analyse détaillée de l’article du point de vue de la gouvernance d’entreprise et des thématiques connexes :
1. Gouvernance d’entreprise et conseil d’administration Le fait que 73 % des salariés perçoivent leur entreprise comme éthique témoigne d’une gouvernance qui tend à intégrer l’éthique comme composante majeure de sa stratégie et de son management. Cet indicateur met en lumière l’importance de la culture d’entreprise impulsée par la direction générale et le conseil d’administration (CA). Il suggère que les organes de gouvernance, notamment le CA et les comités spécialisés (éthique, audit, RSE), jouent un rôle actif dans la définition, la supervision et le contrôle des pratiques éthiques.
2. Éthique, conformité & transparence Ce baromètre, en s’adressant directement au ressenti des salariés, indique aussi que les démarches d’éthique et de conformité ne sont pas uniquement formelles ou documentaires, mais suffisamment incarnées pour être perçues au quotidien. Cela implique potentiellement la mise en place de codes de conduite, de politiques de lanceur d’alerte, d’une gestion transparente des conflits d’intérêts et d’actions de formation à l’éthique. Le CA doit veiller à la bonne application de ces dispositifs ainsi qu’à la transparence dans la remontée d’informations vers les parties prenantes.
3. RSE, durabilité et ESG/CSRD L’éthique est au fondement même des politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et du reporting extra-financier (ESG, CSRD). La perception d’un comportement éthique de l’entreprise est souvent corrélée à la prise en compte des enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance. Pour le CA, cela implique d’intégrer ces dimensions dans la stratégie d’entreprise, de piloter des engagements concrets (par exemple réduction de l’empreinte carbone, égalité, inclusion, protection des données) et de superviser l’efficacité de leur mise en œuvre à travers des indicateurs, des audits et des rapports de durabilité.
4. Stratégie d’entreprise & compétitivité Adopter une stratégie centrée sur l’éthique et la durabilité est aujourd’hui un levier de différenciation et de compétitivité. Un CA engagé sur ces sujets veille à intégrer ces aspects dans la proposition de valeur de l’entreprise, dans la gestion des risques et dans la relation avec les parties prenantes (clients, fournisseurs, investisseurs). Cela favorise la confiance, la fidélisation et l’attractivité, notamment auprès des talents.
5. Environnement, régulation, audit & conformité Le contexte réglementaire (CSRD, taxonomie verte, devoir de vigilance) impose au CA une vigilance accrue sur la conformité environnementale et la publication de données fiables, auditées et transparentes. Le ressenti des salariés peut être le reflet du sérieux des démarches internes d’audit, de contrôle interne, voire de certifications externes, ainsi que de la préparation face aux exigences croissantes des régulateurs.
6. Culture d’entreprise, éthique & engagement salarié L’éthique est aussi un facteur clé du climat social et de l’engagement des collaborateurs. Le CA doit ainsi s’assurer que la culture d’entreprise repose sur des valeurs partagées et qu’il existe des mécanismes efficaces pour écouter et traiter les alertes éthiques ou les déviances.
7. Cybersecurité & protection des données Bien que non explicitement mentionnés dans l’article, ces enjeux sont aujourd’hui incontournables dans la gouvernance d’entreprise. Un comportement éthique implique également le respect de la vie privée, la sécurité des systèmes d’information et la conformité RGPD, thèmes sur lesquels le CA doit exercer sa vigilance.
En conclusion, cet article éclaire, à travers la perception des salariés, l’importance de l’éthique dans les pratiques managériales et de gouvernance. Pour le conseil d’administration, cela implique de structurer une stratégie robuste sur l’éthique, la RSE, la transparence, la conformité et la durabilité, tout en veillant à l’incarnation de ces valeurs dans la réalité opérationnelle de l’entreprise. Ce baromètre est aussi un outil de mesure utile pour orienter les axes d’amélioration et piloter la performance globale de l’entreprise à long terme.
Article original
« Diriez-vous que votre entreprise se comporte de manière éthique dans ses activités ? » A cette question, 73 % des salariés interrogés répondent par l’affirmative en 2025. C’est l’un des principaux enseignements du baromètre annuel (1) réalisé par Occurrence (groupe Ifop) pour le Cercle d’éthique des affaires, que La Croix publie en exclusivité jeudi 22 mai.
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